Tokyo Fashion Show

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Interview de Marie Zannou, modele lolita

Posted by TFS on May 26, 2013 at 7:20 PM Comments comments (2)

L’interview d’aujourd’hui est consacrée à Marie Zannou, une jeune lolita française qui est non seulement d’une beauté à couper le souffle mais aussi pleine de talent. J’ai beaucoup d’admiration pour son travail et sa détermination à réussir dans ce qu’elle aime.

Nous avons eu l’occasion de travailler avec elle lors de la Japan Expo Sud de 2012 à Marseille puisqu’elle avait participé en tant que modèle à notre défilé de style.

Aujourd’hui Marie nous raconte son parcours et sa passion pour le lolita et la couture. En effet, Marie crée ses propres vêtements ainsi que de magnifiques shootings photo.

Plus récemment, vous l’avez peut être reconnue sur la page de Kawaii international, en effet elle a été choisie pour devenir Kawaii Leader et a vécu une fabuleuse aventure à Tokyo.

Pour en savoir plus, je vous invite à lire son interview.

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1/ Présentation

Nom : Marie Zannou

Pseudo : WelcomeLittleDoll (c’est aussi le nom de sa future marque)

Age : 18 ans

Ville : Cannes

Etudiante en mode depuis 4 ans


 

 

2/ Son parcours

En sortant du collège j’étais un peu perdue et je ne savais pas trop dans quelle section m’orienter. Je portais déjà le style lolita (bien que mes débuts ne soient pas glorieux… ) mais il m’arrivait de me faire quelques robes, accessoires….. J’ai appris avec ma mère les bases de la couture. De là c’est vraiment devenu une passion pour moi, et je me suis dit pourquoi pas faire de ma passion mon métier, et c’est ainsi que je suis rentrée dans ce milieu.

Tout d’abord, j’ai passé mon BEP et BAC professionnel vêtement en 3 ans. Par la suite, j’ai décidé d’effectuer un CAP couture flou en 1 an, pour maitriser d’autres techniques tel que la haute couture. De là, ça m’a permis d’acquérir un peu plus d’assurance dans mon métier, de la patience (SURTOUT pour moi), et j’en ai profité pour me lancer dans des stages dans les maisons de haute couture.

Grâce à mon professeur, j’ai eu la chance de mettre les pieds dans l’atelier Givenchy haute couture. J’y ai appris énormément, et j’en ai pris plein les yeux !!

Dans mon lycée, j’ai pu faire également la connaissance de mon amie Emmy Corso. C’est grâce à elle que j’ai pu aussi évoluer dans le lolita. Elle a quasiment les même passions et ambitions que moi. De là nous nous sommes associées en quelques sortes. Et c’est le vendredi 29 mars ENFIN !! (je dis ça parce que c’était un grand jour très attendu pour nous deux) que nous avons donné notre premier grand défilé !!! Ce fut des mois de dur labeur !! De travaux sur les machines à 2h du matin, oui parce que nous avions les cours en même temps!

Bref tout ça pour dire que nous nous sommes beaucoup données. Le défilé s’est déroulé au Palais du festival à Cannes.


3/ Le lolita

J’ai connu le lolita quand j’étais au Collège, en 4ième si je me souviens bien. J’ai commencé étape par étape. Ce n’est pas un style très facile à porter surtout au collège. Alors j’ai débuté avec quelques nœuds dans les cheveux, puis les chaussettes, puis pour finir les jupes et robes. Mes parents, comme beaucoup je pense, croyaient que ça serait qu’une passade…

Et bien, 4 ans plus tard je suis encore là !


J’ai connu le lolita par ma meilleure amie. Elle adorait les films japonais, dramas, Jpop etc.………. C’est elle qui m’a initié en quelque sorte à tout ça ! Puis un jour, je suis tombée sur un des clips de la belle Nana Kitade, je me suis intéressée à elle, j’ai fait des recherches et c’est ainsi que j’ai découvert le lolita !

Pourquoi le lolita ?


J’aime porter des vêtements travaillés, mignons et élégants.
 Et c’est dans le lolita que j’ai trouvé ces trois points importants pour moi.
 Quelque part on se sent unique (même s’il y a beaucoup de lolita maintenant) et ça fait plaisir de ne pas porter les mêmes vêtements que tout le monde. Bien que j’aime porter de nombreux styles, c’est dans le lolita que je m’y retrouve et que je me sens le mieux.



4/ Ses rêves et ses ambitions futures

Eh bien, j’ai plusieurs rêves:
 Tout d’abord j’aimerai pouvoir vivre de mon métier, ouvrir une boutique et qu’elle fonctionne bien.


Ensuite j’aimerai beaucoup partir au Japon!


Et enfin j’aime énormément la photographie alors pourquoi pas poser pour des marques.


5/ Ses créations

Alors pour le style de mes créations je ne peux pas dire que c’est du lolita car la plupart ont des dos nus, des coupes pas trop lolita, donc je dirai plutôt inspirées du lolita.

J’aime beaucoup m’inspirer de la Haute couture, des animaux, du fantastique, féerique, roccoco un peu de tout. Je n’ai pas encore pu réaliser tout ça mais c’est en cours.





6/ Son évolution

Je suis fière de mon défilé au Cannes Shopping ! Je ne dis pas que toutes mes tenues étaient parfaites, loin de là car je suis quelqu’un d’assez exigeant avec moi-même. Il m’arrive de re-regarder mes tenues et de faire « BEURK c’est moi qui ai créé cette horreur ?! ».

L’important c’est de se rendre compte que l’on peut faire des erreurs. Mais dans ce défilé je me suis vue progresser. J’ai vu mes tenues évoluer, et pour moi c’est ça le plus important. Savoir que je peux faire mieux encore et me surpasser !


Emmy et moi ne comptons pas en rester là ! D’autres collaborations bientôt sont à prévoir avec un autre jeune créateur ainsi que d’autres défilés je l’espère !



 




7/ Ses conseils pour les débutantes lolita !

Eh bien je vais ressortir la même chose que je dis souvent à d’autres lolitas et que je pense sincèrement et fortement.


Je dirais d’être patiente, ne vous découragez pas le lolita ne se fait pas en un jour ! Ne vous mettez pas la pression par rapport à ce que les gens disent. Il est bien de suivre les bases des « règles lolita » mais n’oubliez pas que rien ne vous empêche de composer vous-même, de mettre votre petite touche personnel, c’est ça qui fait de vous quelque part une lolita unique. Je rajouterai, ce n’est pas la marque qui fait la lolita, moi-même je ne porte pas tout le temps de la marque !

Et n’hésitez pas à demander des conseils et de l'aide pour progresser et évoluer!!

 

8/ Question bonus : Pour ceux qui ne serait pas encore au courant Marie a été choisie par Kawaii international en tant que kawaii leader. Elle est donc allée à Tokyo avec les autres kawaii leaders. Je lui ai donc demandé de nous raconter cette fabuleuse aventure :

Eh bien pour ma participation à Kawaii.i, tout c'est fait très vite c'est impressionnant !

Tout d'abord la productrice de Kawaii.i m'a contactée sur Facebook début Mars, elle m'a parlé du projet Kawaii leaders et m'a proposé d'y participer pour début Avril.


Le projet Kawaii leaders a pour but d'introduire divers styles japonais représentés à travers le monde ! L’émission sera disponible vers le 20 mai.


Nous étions donc 5 kawaii leaders venant toutes de Pays différents et ayant chacune un style différent


Mio: Allemagne


Eva Cheung: Chine


Rainbowholic (kaila) : Philippine
s

Stella : Indonesie


Nous avons eu la chance de participer à plusieurs projets tel que le défilé du Kawaii matsuri qui est un des grands événements annuels de la mode Japonaise! On peut assister aux défilés de différents magazines de mode ainsi qu’y retrouver des artistes tels que Kyary Pamyu Pamyu, Haruna Luna, etc …


Nous avons visité plusieurs boutiques d’Harajuku, ainsi que des entreprises de cosmétiques, et de grands centres commerciaux où nous devions donner notre avis sur leurs divers produits!


Nous avions toutes un programme très chargé, mais j'ai vraiment eu plaisir à faire tout cela!

Je n’aurais jamais pensé venir au Japon si vite et pour une première fois, voir toutes ces choses c'était vraiment un rêve qui se réalisait !


Je ne compte pas m'arrêter là, j'ai plein de projets en tête et j'ai rencontré des gens supers là-bas qui, je pense, pourront m'aider dans l'avenir. Je reste positive!

Je ne cesserai jamais de remercier Kawaii.i pour avoir réalisé mon rêve, ils ont été plus que adorable avec moi. La productrice est vraiment un ange !

Les Kawaii leaders me manquent, ce sont des personnes à rencontrer ! Elles ont toutes des personnalités incroyables.


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(La chaîne Youtube de Marie)

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(La chaine de Harajuku Kawaii TV)

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Liens : 

Sa page facebook : https://www.facebook.com/ZannouMarieModelLolita

En savoir plus sur l'épisode à Tokyo : http://www.nhk.or.jp/kawaii-i/archive/archive_130526.html

Plus d'informations sur l'émission dans notre article : Kawaii International


Nour remercions Marie d'avoir accepté de répondre à cette interview et nous lui souhaitons de pouvoir réaliser tous ses objectifs avec succès !


Interview réalisée par Sairen.

Kawaii International

Posted by TFS on March 3, 2013 at 8:50 AM Comments comments (1)

© www.nhk.or.jp/kawaii-i/

Si vous suivez de près le monde de la mode japonaise, vous n'aurez pas manqué d'avoir entendu parler ou même déjà visionner l'émission "Kawaii International" produite par la chaîne nationale japonaise NHK. Elle est disponible en ligne à visionner en direct sur le site de la chaîne dans sa version anglaise (ici).Comme son nom l'indique, l'émission a pour but de présenter au reste du monde la culture kawaii dans tout ce qu'elle contient et ce entièrement en anglais : styles, tendances, décorations, DIY (do it yourself : customisation), tutorial, découverte de boutiques et d'icônes mode, etc., allant de Harajuku jusqu’à Akihabara, en passant par Shibuya, Omotesando et sans oublier Koenji. Mais ce qu'elle a surtout d'innovant, c'est son ouverture vers l'étranger (toujours sur le thème du kawaii et plus généralement de la mode urbaine japonaise). En effet, les amateurs de mode japonaise du monde entier occupent une place importante dans cette émission, qu'il s'agisse de petits reportages montrant le style d'une personne ou d'un groupe d'amis (gyaru circle, groupe de lolita, conventions, etc), ou par le biais de nombreux concours. C'est surtout grâce à cette encourageante participation de la communauté étrangère que l'émission a tout de suite suscité un grand engouement et est devenue aussi rapidement populaire.


Le site officiel        La page Facebook


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Autre chose de très intéressant avec cette émission, c'est qu'elle va au-delà des clichés superficiels d'Harajuku, de Shibuya et d'Akihabara. Elle creuse beaucoup plus dans la recherche de ce qu'il y a de nouveau et présente de façon très claire et bien détaillée les styles et tendances moins connues par chez nous mais très populaires à Tokyo. A Harajuku, par exemple, on sort donc des sentiers battus en s'éloignant de la très célèbre rue Takeshita et on s'aventure dans les boutiques de Cat Street, très longue ruelle allant de Harajuku à Shibuya qui déborde de boutiques originales, coiffeurs en tout genre, etc. C'est donc sans surprise que l'émission a déjà parlé de la boutique Avantgarde (pour ne citer qu'elle) ou encore du Kita Kore building à Koenji


Les présentatrices parlent couramment anglais et japonais et permettent ainsi le lien avec les invités japonais présents sur le plateau (la plupart du temps des modèles de magazines, des assistants de boutique ou des bloggeur connus (Cheesie a participé à l’émission spéciale "Conseils et défis pour réussir au Japon" , la connaissez vous ?).


Mari Sekine

Née à Tokyo, elle travaille en tant que présentatrice télé et invités lors de différents programmes de musique, culture, et journaux télévisés. Elle travaille également au théâtre et a participé à de nombreuses publicités. Elle utilise ses capacités en langue dans des université à l’étranger afin de promouvoir la culture Hawaii travers le monde.

 

Melody Yoko


Melody Yoko Reilly est une mannequin Americano-Japonaise. Elle est née et a grandi a Redondo Beach en Californie mais travaille actuellement à Tokyo en tant que modèle et personnalité télé Elle apparaît dans de nombreux magazines et est considérée comme l‘une des modèles les plus en vogue au Japon..

 

Misha Janette


Née à Washington aux Etats-Unis, Misha est diplômée de la section stylisme du Bunka Fashion Collège Tokyo. Elle est styliste, éditrice, journaliste et designer. Arrivée au Japon en 2004, elle travaille désormais pour des musiciens et plusieurs magazines internationalement. www.tokyofashiondiaries.com/

 

Récemment, l’émission a été consacrée aux dokumo (abréviation de "dokusha models" = modèles des magazines qui sont initialement des lectrices du magazines). Lors de cette émission, trois gyaru françaises vivant dans le sud ouest de la France (Astralys, Natalie et Céline) et un groupe de lolita de New York ont participé à l’émission via un reportage sur leurs vies quotidiennes et eurent l’occasion d’interagir en direct avec les invités sur le plateau : la hime-gyaru Himena Osaki, modèle pour le magazine AGEHA et travaille essentillement pour la marque La Pafait, Re:No, Machiko et recemment Moco pour KERA, Yun pour EGG et Shima Hikari pour POPTEEN.  

Natalie avait déjà gagné l'un des concours organisés par l'émission pour la meilleure coordination. Son style onee-gyaru avait énormément plu à Mana Hondo, modèle pour le magazine JELLY, qui fut juge du concours cette fois-là. Pour en savoir plus à ce sujet, je vous invite à consulter son article.



(écran de gauche : nos gyaru françaises ! ; écran de droite : les lolita américaines ; de gauche à droite : Himena Osaki, Shima Hikari, Yun, Melody Yoko, Misha Janette, Moco, Re:No, Machiko)


Quel plaisir de voir la communauté francophone aussi active et la voir apparaitre de plus en plus dans les médias japonais !


Pour plus d’informations je vous renvois aux articles qui y sont consacrés sur les blog d’Astralys, Natalie et Céline.



 

Connaissiez-vous déjà cette émission ? Si oui, qu’en pensez-vous ? Qui aimeriez-vous voir participer à cette émission ?

Koenji, nouveau centre de la mode vintage

Posted by TFS on October 29, 2012 at 11:35 AM Comments comments (0)

Koenji - 高円寺


Un nom de quartier à Tokyo dont vous n’avez peut-être jamais entendu parlé et qui pourtant est, dans le milieu de la mode tokyoïte, un quartier de plus en plus populaire et bientôt incontournable.

Koenji est situé au nord-ouest de Shinjuku dans l'arondissement de Suginami, a seulement une station du célèbre quartier traditionnel de Nakano.


A vrai dire, bien que l’ayant vu mentionné plusieurs fois et de plus en plus fréquemment via des contacts japonais sur les différents réseaux sociaux et sur les sites de mode japonaise, je me suis réellement penchée sur Koenji que lorsque une amie, designer pour une marque punk, m’apprit qu’elle eut déménagé à Koenji. Et alors que je lui demandai ce qu’il pouvait bien y avoir de si attractif là-bas, c’est avec enthousiasme qu’elle me répondit « Pleins de boutiques punk !! ». Après en avoir discuté avec les autres membres du TFS, nous avons jugé primordial de faire plus de recherches afin de vous présenter ce quartier, dont l'originalité et l'atmosphère particulière vous charmeront, je l'espère, tout autant qu'à moi.


Koenji est connu originellement pour être le foyer tokyoïte du mouvement punk, à la fois musicalement et vestimentairement. Mais ces dernières années, et je dirais même de façon plus marquée, ces derniers temps, Koenji est surtout un quartier apprécié pour ses très nombreuses boutiques vintage (tout comme le quartier de Shimokitazawa, plus connu lui). Passionnés d’univers rétro, Koenji est un quartier qu’il vous faut à tout prix visiter. On y trouve de vieux disquaires, des izakaya d’après-guerre et autres bars traditionnels ou excentriques, de nombreuses petites salles de concert où les musiciens et amateurs de jazz, de punk-rock, de blues, se rassemblent les week-end, des concerts de rue aussi mais également des démonstrations artistiques de toutes sortes en pleine rue. Koenji n’a rien à voir avec la modernité de Shibuya ou Shinjuku avec leurs tour 109 et leur Marui One, ni même avec l’hyper excentricité de Harajuku et de son Laforet où la volonté de se faire remarquer semble complètement effacer toute recherche d’authenticité. Dans ces quartiers où les jeunes veulent se faire remarquer avec des looks travaillés et/ou sophistiqués, les habitués de Koenji, eux, préfèrent le caractère unique des vêtements et accessoires vintage au design parfois très surprenant, grâce auxquels leur créativité et leur individualité peuvent librement s‘exprimer. On peut dire que la recherche du « soi » semble être le mot d’ordre. La diversité de Koenji a de quoi attirer plus d’un fashion-addict : on retrouve des boutiques de bikers, punk, d’autres dédiées aux années 60 par exemple ou à la mode made in UK, au style dolly-kei et mori, ou spécialisées dans les Dr. Martens de seconde main, etc.





  © Rebecca, TokyoTelephone.com

Photos tirées de cet article : http://tokyotelephone.com/vintage-fashion-shops-in-koenji-tokyo/


Comment parler de la mode à Koenji sans parler de KIMOKEN, un photographe japonais vivant à Koenji, qui s’est spécialisé dans le street snap dans ce quartier.

Voici une citation tirée de son interview pour le Modern Tokyo Times : « La raison pour laquelle Koenji m’attire tant est basée sur le monde vintage, l’individualité, la créativité, les jeunes designers, la rencontre entre le passé et la passion de la jeunesse japonaise, l’atmosphère spéciale de ce lieu, l’acceptation de la diversité qu’il y règne, et l’absence de limites. Pour cela, si vous souhaitez visiter un quartier de mode avec une atmosphère unique alors Koenji est un incontournable pour vous. La boutique Kita-Kore dans ce quartier gagne de plus en plus d’attention grâce aux styles qui font le buzz qu’on peut trouver à l’intérieur. »


Quelques photos de la fameuse boutique Kita-Kore (キタコレ ビル ):







Un perfecto customisé complétement unique qui pourrait faire très "kimokawa" !


© Samuel, TokyoTelephone.com

Photos tirées de cet article : http://tokyotelephone.com/kitakore-building-bubble-bazaar-in-koenji/


Voici quelques-uns des street snap pris par Kimoken que j'ai sélectionnés pour vous :



Je vous invite à jeter un coup d’œil au travail de Kimoken via :

Son blog de street snap : http://kimoken.exblog.jp/

Sa page face book : http://www.facebook.com/kimoken1979

Ses news et photos : http://blog.livedoor.jp/kimoken/

Son twitter : http://twitter.com/kimoken1979

 

 

 

Une petite anectode pour les passionés de mode made-in Harajuku (et spécialement les lecteurs de KERA) : saviez-vous par exemple que la boutique Spank! et Nude ‘n’ Rude se trouvent à Koenji ? Et oui ! 

Autre fait surprenant : Misha Janette, journaliste, éditrice et bloggeuse basée à Tokyo très connue dans le milieu de la mode à Tokyo, déclare que beaucoup des fashion leader de Tokyo vont faire leur shopping à Koenji et lancent les tendances à Harajuku ! C’est vous dire que Koenji est une source riche d’inspiration niveau mode. Quelle ne fut ma surprise en effet lorsque je remarquai que de nombreuses icônes d’Harajuku telles que Re:No ou Juria Nakagawa (pour ne citer qu'elles) vont faire leur shopping à Koenji.


Voici pour terminer une phrase très aimée du photographe Kimoken, et qui résume bien la mode à Koenji :

« Si tu souhaites te moquer de moi, alors fais-le. Ce que je fais est seulement connu de moi-même. » 

(If you want to laugh at me, then do it. What I do is known only by myself.)


 J'espère que cet article vous a plus, n'hésitez pas à laisser des commentaires ou a partager l'article~! ☆


Liens et crédits :

Un petit article de Misha Janette sur Koenji (avec de très jolies photos) : http://www.tokyofashiondiaries.com/archives/16464

Un article sur la mode à Koenji avec une liste de boutiques (avec liens) :

http://moderntokyotimes.com/2012/01/20/tokyo-fashion-in-koenji-vintage-fashion-in-this-part-of-tokyo/

Un blog photo dédié à la vie de tous les jours à Koenji :

http://koenji-live.blogspot.fr/

 

Article écrit par Aiko

HARAJUKU KAWAii!! 2012

Posted by TFS on October 18, 2012 at 12:00 PM Comments comments (0)

Les 22 et 23 septembre dernier avait lieu la nouvelle édition de l'Harajuku Kawaii. Cet événement mêlant mode et musique underground de la culture Harajuku a rassemblé des milliers d'adeptes durant tout un week-end.

Au programme : concerts, conférences et bien sûr défilés !

L’événement était animé par des personnalités comme la chanteuse Imalu, qui a fait ses débuts en tant que modèle chez Zipper mag en 2009, et GOD créateur de la chaîne de magasins SPINNS très populaire à Harajuku.

 



Parmi les invités d'honneur on retrouvait Yoshie, la créatrice de la marque Candy Stripper.

Sa marque est née en 1995 et comme les créatrices de Spank ! Alice and the Pirates ou monomania, Yoshie est sortie diplômée de l'école VANTAN (au milieu sur la photo).

 

 

Sebastian Matsuda était lui aussi invité d'honneur. Il est le créateur d'une marque qui cartonne depuis plus de deux ans maintenant à Harajuku, 6%DOKIDOKI. Il est également le directeur artistique de la mythique Kyary Pamyu Pamyu.

 

 

Comme invité d'honneur on retrouvait également le photographe Yasamusa Yonehara. Ce photographe a vu évoluer Harajuku au fil des ans, et y possède un studio photo. Il a réalisé en 2011 un photo-book HARAJUKU KAWAII!!!!girls, rassemblant diverses modèles charismatiques influentes à Harajuku. 

 

Voici une interview intéressante décrivant le point de vue de ce photographe sur l'évolution d'Harajuku: http://www.nippon.com/fr/views/b00505/?pnum=1

 

~

 

Qui dit concerts, dit artistes ! Et de nombreux artistes étaient mis à l'honneur dans cette nouvelle édition de l'Harajuku Kawaii. En voici quelques uns :

Denpagumi, un groupe d’idoles basé à Akihabara au son détonnant et surprenant, ancré dans un monde d’animés :

 

Tenues réalisées par le styliste Mikio Sakabe

 

Le fameux duo HALCALI : 

 

 

 

Bomi, également modèle pour Zipper mag.

 

 

L'équipe du Tokyo Fashion Show a pu assister à certains points de l'événement, via la diffusion en direct programmée sur la chaîne youtube.

Nous avons donc assisté à deux défilés sur l'ensemble des prestations proposées sur les deux jours.

Le premier défilé était le premier de la journée du dimanche et se déroulait en trois parties. Le premier passage était présenté par le magazine Chokichokigirl (dont vous avez déjà eu l'occasion d'entendre parler via l'article salon-kei). Il présentait les marques Kastane et Ciaopani.

 

Les tenues présentées étaient dans l'ensemble fraîches et décontractées. Elles montraient au public une part mature du quartier d'Harajuku où les tenues sont plus sobres mais toujours aussi travaillées et convaincantes.

Le deuxième passage était présenté par le magasine KERA. Ce magazine est un des magazines phares d'Harajuku puisqu’on y retrouve tous les derniers styles et tendances les plus excentriques du moment. La première marque présentée était la fameuse marque lolita Angelic Pretty (pour plus d'informations sur le style lolita rendez-vous à l'article qui y est dédié;).

Angelic Pretty est une marque lolita spécialisée dans le style Sweet (sucré;) et ses dérivés. La couleur la plus représentative aussi bien de la marque que du style est le rose. Depuis ces dernières années la marque est devenue une référence pour les styles déco-loli et OTT par l’éventail de choix qu'elle propose à sa clientèle en matière de motifs plus ou moins chargés et la profusion d'accessoires.

 

 

La thématique générale des tenues semblait être celle du cirque, qui fait fureur depuis plus d'un an chez les lolitas et qui a donné naissance au style circus-lolita.

La deuxième marque présentée n'était autre que Putumayo. Cette marque est sans doute la marque la plus représentative de l'ambiance générale du magazine KERA puisqu’elle se situe entre gothic, punk et lolita.



On remarque dans la collection l'extrême diversité des tenues, des couleurs et thématiques. Cette marque peut donc ravir à plus d'un harajuku kid.

Les modèles du défilé KERA n'étaient autres que les modèles du magazine. On retrouvait pour le défilé Angelic Pretty : Yu Kimura, modèle emblématique du style Pop-kei et Fairy-kei ; Yura Peko, modèle également pour Zipper mag ; et Lily, modèle lolita par excellence.

Pour Putumayo défilait la mignonne Apochi ; Harura Kurebayashi, la modèle la plus colorée d'Harajuku ; Una, modèle également pour Zipper mag et vendeuse chez Bubbles; et Akira, adepte et représentante du boyish style.

La troisième partie du défilé était quand à elle le défilé de la boutique SPINNS.

Comme expliqué précédemment la boutique SPINNS a été créé par GOD et existe depuis maintenant deux ans et demi. Il était présenté dans ce défilé les nouvelles collections des marques de la boutique. Tout d'abord la nouvelle collection de la marque SPINNS elle-même ; puis celle de la marque NAMAIKI, marque créé par Seto Ayumi, elle-même modèle pour le magazine Zipper ; ainsi que Re+, une marque basée sur le principe du remake fashion.


Les collections étaient à leur habitude très cool et branchées. On retrouve les dernières tendances : bonnets aux couleurs fluorescentes, jupes fluides et transparentes, vestes teddy, vestes en jean, vestes militaires, jupes longues aux motifs tartans, bérets et casquettes type baseball.

Parmi les modèles on retrouvait en inédit deux stars du web: Eva Cheung et Amber. Ces deux jeunes modèles d'origine Hong-kongaise, totalement inspirées par Harajuku, ont été révélé via tumblr et sont devenus à leur tour des icônes de la mode underground.

La liste des modèles du défilé était également constituée de Una ; Mikki, vendeuse-ambassadrice pour SPINNS ; Seto Ayumi et Yura.

Le deuxième défilé vu par l'équipe du Tokyo Fashion Show était le dernier de la journée du dimanche. Celui-ci démarrait par une intro musicale endiablée puisque c'était le groupe SCANDAL qui se produisait sur scène.

 

 

Le public chauffé par le passage du groupe était d'attaque pour le défilé. Et pour le premier passage, il était présenté la marque de chaussures Ray Cassin.

 

 

 

Une marque très féminine qui présentait une collection de saison. On retrouvait des compensées, des talons, des ballerines et des bottes aux couleurs automnales et naturelles, en daim ou vernis. La présentation du défilé était aussi originale puisque deux modèles, dont Aoyagi Fumiko, restaient assises comme à une table de café. Cela permettait de mettre en avant leurs chaussures durant toutes la durée du défilé.

 

Le deuxième passage du défilé présentait la marque DOUBLE NAME.

 

Il s'agit là encore d'une marque assez mature et décontractée mais qui se place dans un esprit beaucoup plus rock. Cela se ressent par les vestes et chemises plus longues et larges, les vestes teddy et en cuir très élégantes, les pantalons slims et les shorts en jeans.

 

La suite du défilé se faisait avec la marque CONVERSE. Cette marque est internationale mais offre à la clientèle japonaise une collection beaucoup plus originale.

 

 

On retrouvait les modèles classiques mais aussi des modèles plus osés avec des couleurs, là encore, automnales, des modèles avec doublures apparentes, avec fourrure et d'autres avec une ligne plus sportive (lacets plus fins et une matière plus lisse). Là aussi deux modèles, dont Saki et Aoyagi Fumiko de chez Zipper mag, étaient assises cette fois-ci sur un banc durant tout la durée du défilé. Le banc correspond mieux à l'esprit de la marque puisque celle-ci s'adresse à une clientèle citadine active.

Le défilé poursuivait avec la marque Ehyphenworld. Cette marque se veut très élégante et épurée. Elle a dernièrement proposé des articles aux couleurs pastels en collaboration avec le modèle AMO, modèle pour KERA et Zipper mag.

 

 

La collection présentée était comme attendue très élégante mais aussi dans le vent. Cette marque nous montre qu'être élégant n'est pas en contradiction avec le fait de suivre les mouvances de la mode.

Certaines modèles présentes dans ce défilé ne l'étaient pas au précédent. Il s'agit de 7A, Yako et Kyon, modèles également pour le magazine Zipper qui dégagent une assurance folle.

Le prochain passage n'était pas celui d'une marque en prêt-à-porter mais celui de la marque Panasonic. Il présentait une nouvelle collection d'écouteurs avec une gamme de couleurs très larges. Des modèles aux styles bien distinctifs présentaient chaque couleur de la gamme, pour montrer que leur nouveau produit peut s'associer à n'importe quel style.

 

 

 

Les modèles ayant défilées ainsi que les modèles Kuruma et Yura donnaient ensuite leur avis sur le produit.

Pour finir le dernier passage était celui de la fameuse marque Galaxxxy. A son ouverture cette marque était destinée aux fameuses gyarus de Shibuya qui souhaitait s'aventurer dans des vêtements colorés. Cette marque faisait le bonheur de nombreuse haady gyaru dont la particularité était de porter des vêtements sexy, casual et surtout très colorés. C'est tout naturellement que Galaxxxy a commencé à conquérir le public d'Harajuku par ses couleurs néons et ses imprimés anime.

 

 

La collection était ravissante et était la plus chatoyante de l'ensemble du défilé. La mascotte toute mignonne, toute ronde a également mis l'animation sur scène. Pour ce dernier défilé on retrouvait les fameuses modèles originaires de Hong Kong, Amber et Eva, et les modèles de Zipper : Seto Ayumi, Kuruma, Una et Bomi.

Mais le défilé ne s'est pas terminé ainsi. Il s'est terminé en musique avec Kyary Pamyu Pamyu. Celle-ci se présentait dans une nouvelle tenue noire et blanche aux couleurs de son tout nouveau clip Fashion Monster.

 

 

Et pour finir, voici les images du final.

 


Vous pouvez retrouver la plupart des images de l’événement en vidéos, sur la chaîne youtube officielle de l'Harajuku Kawaii : http://www.youtube.com/user/harajukukawaiitv

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Report écrit par Wendy

La tendance kimokawa ou comment etre mignon a faire peur

Posted by MiNi on October 4, 2012 at 10:20 AM Comments comments (0)

Le premier meeting parisien du TFS qui aura lieu le 17 novembre 2012 a pour thème le kimokawa mais connaissez-vous bien cette tendance ? Si ce n'est pas le cas, voici un petit cours de rattrapage pour vous y préparer.


I-Définition: 

Le terme « kimokawa » découle de la contraction de deux mots « kimoi » et « kawai », le premier signifiant « laid, étrange, repoussant » et le second « mignon ». Le kimokawa, c'est donc une tendance qui associe ces deux aspects, la laideur repoussante et dérangeante ainsi que le mignon adorable et attirant. Cette curieuse combinaison connaît depuis longtemps un certain succès mais celui-ci s'est encore accru dernièrement. On la connaît aussi sous d'autres appellations que l'on emploie parfois un peu à  tort comme des synonymes, le « gurokawai » et le « creepy cute » ou «pastel goth». Le « gurokawai » est, comme son nom l'indique, un mélange de grotesque et de kawai, le côté trash, sanglant est dans ce cas nettement plus accentué que dans le kimokawa. Le « creepy cute » de nos amis anglophones se rattache aussi au « kimokawa », l'accent étant là au contraire davantage mis sur le côté mignon qui va être particulièrement développé. Vous l'aurez compris, le kimokawa se situe à la juste frontière entre les deux, ni trop mignon, ni trop trash, il constitue un bon compromis. Les limites entre ces différents courants sont cependant minces et il est parfois difficile de les distinguer. 

L'un de ces termes vous parle forcement tant il est actuellement difficile de d'éviter cette tendance. J'utilise volontairement le mot tendance car parler de style dans ce cas précis serait abusif. Le kimokawa c'est avant tout une manière de jouer avec des accessoires, des motifs, une ambiance que l'on peut appliquer à tous les styles. Lolitas, harajuku kids, gyarus....personne dans le monde de la pop culture n'est épargnée par cette tendance.

L'une des représentantes emblématiques du kimokawa est bien sûr la reine du nouvel Harajuku, Kyary Pamyu Pamyu. En bonne prêtresse des nouvelles tendances pop, elle n'a pas tardé à en faire sa marque de fabrique. Son dernier clip Fashion Monster, très influencé par l'approche d'Halloween, est d'ailleurs tout à fait dans l'esprit de ce mouvement.

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Élément important à noter : la musique et son univers ont été employé pour la vidéo de lancement de la marque g.u. (marque proche d'Uniqlo dont l'excentricité n'est pourtant pas la première caractéristique)   Fascinant comme tout se recoupe n'est ce pas ?                                            Lien de la vidéo de lancement: http://fashionmonster.gu-japan.com/#/top

Avant d'aller plus loin, voyons ensemble les grandes règles de bases du kimokawa:

 

-Règle n°1 : ne pas avoir peur de s'enlaidir : avoir un physique étrange ou déroutant est un plus. Kyary est passée maître dans cet art avec ses fameuses grimaces mais ce n'est pas la seule. Hirari Ikeda à ses débuts a su s'imposer comme un modèle du genre grâce à son expression et son regard sombres.

      

                                                                       Kyary Pamyu Pamyu


    

                                                                 Hirari Ikeda


-Règle n°2 : les accessoires glauques seront vos amis. Globes oculaires dans les cheveux, crâne sur le haut et squelettes sur le collant alliés à une coiffure innocente et des couleurs pastels, voilà qui fait de vous une parfaite creepy doll en un rien de temps.

Quelques images de cette tendance: 

         

                                       Les deux icônes d'Harajuku, Kyary  et Kurebayashi 

  

  

  



-Règle n°3 : ne sous-estimer pas le rôle de la coiffure. Privilégiez des teintes douces voire pastels, donnez à vos cheveux une allure innocente, un peu sage si vous jouez sur les accessoires ou à l'inverse comme Kyary, adoptez une coiffure des plus creepy si votre style vestimentaire est moins explicite.

Les accessoires par excellence de ce style sont les globes oculaires et les mains de squelettes comme ceux que produit la marque Kreepsville, les collants et vêtements squelettes et les motifs chauve-souris.

Accessoires Kreepsville 666 :

     


Collants squelettes : (un vrai must have !)

      

Attention cependant à ne pas virer dans le gothique ou le rock. Pour être dans le kimokawa actuel, pensez à couper tout ce glauque avec des couleurs pastels ou du moins très lumineuses. Quand au maquillage, une allure de poupée conviendra parfaitement : maquillage simple, coloré si vous le préférez lourd ou gyaru suffira amplement. Là aussi évitez de surjouer la carte du noir et de l'inquiétant si vous ne voulez pas avoir l'air d'être en avance pour Halloween.

Quelques marques qui peuvent faire votre bonheur :

 

-Mishka (marque dont le logo est un globe oculaire):

   


-New Era (Monster Series) :

-Iron Fist :

     

-Listen Flavor :

  



-Monomania et son fameux ours dégoulinant:


-Glad news (marque très appréciée des rokku gyaru):

-Sex pot revenge :

A cette première liste on peut bien sûr rajouter Banana Fish, Peace Now, Tutuha et bien d'autres....Il est difficile de dresser une liste complète de toutes les marques que l'on peut rattacher à cette tendance autant au Japon qu'à l'étranger tant celle-ci est répandue. En effet, comme vous l'avez sûrement compris, les marques japonaises ne sont pas les seules à s'être emparées du kimokawa, les marques occidentales l'ont elles aussi fait depuis longtemps et ce pour une raison très simple, certes la version pop actuelle du kimokawa est relativement récente mais il s'agit en réalité d'un courant beaucoup plus ancien aux nombreuses ramifications.




II-Les origines :



Le terme « kimokawa » apparaît au Japon dans les années 1990 pour caractériser les mascottes régionales crées par le gouvernement. Ces étranges personnages symbolisent une spécialité locale ou illustrent un slogan. Faire-valoirs promotionnels des 47 préfectures de l'archipel, ils rencontrent vite un vif succès. Un festival annuel leur est d'ailleurs consacré et de nombreux produits dérivés à leurs effigies ont été développés. L'une des raisons du succès de ces personnages est justement cette alliance entre une apparence mignonne et des thèmes grotesques qui les rend attachants et provoque le sourire.


     

Melon kuma, mascotte de la ville de Yubari est comme son nom l'indique un ours dont la tête émerge d'un melon

Ce concept est donc profondément ancré dans la mentalité japonaise. Il transparaît dans beaucoup de domaines et explique par exemple le fort attachement des Japonais à des créatures à la fois repoussantes et mignonnes comme Stitch ou bien les Gremlins (eh oui le kimokawa est partout, je vous l'avais dit!). A ces icônes, il convient de rajouter d'autres influences comme celle du réalisateur Tim Burton dont l'univers décalé convient si bien à cette tendance.

La mode n'est bien sûr pas le seul domaine à connaître l'influence du kimokawa et des courants dérivés comme le gurokawai, tous les secteurs de la pop culture sont concernés. C'est dans cet esprit qu'ont vus le jour des personnages comme l'ours sanguinaire Gloomy Bear, ou les lutins des ouvrages Kobito Zukan de Nabata Toshitaka. Les œuvres de la mangaka pop Junko Mizuno incarne aussi parfaitement cette tendance. De même, il est difficile de ne pas penser aux créations des artistes de la kaikai kiki lancée par Takashi Murakami quand on songe à ce mélange unique d'innocence et de répugnance. C'est là en effet ce qui caractérise la variante japonaise. En Occident, le concept est connu mais l'accent est mis sur le côté gore et trash et l'ensemble est associé à un univers rock et très sexy. Au Japon, même si la touche rock et la connotation sexuelle peuvent être présentes, l'aspect mignon joue un rôle extrêmement important et diminue considérablement le côté sulfureux.

Gloomy bear

Les lutins du kobito zukan


    

                                           Illustrations de Junko Mizuno


Oeuvre de Takashi Murakami




Et côté mode alors? Eh bien là encore, je ne vous surprendrais certainement pas en vous disant que le kimokawa a fait son apparition depuis bien longtemps. L'un des premiers styles à avoir pleinement développé cette tendance est le lolita avec le guro lolita. Ce courant adopté par certaines gothiques lolitas dans les années 1990 et au début des années 2000 joue avec les codes des films d'horreurs. Souvent vêtues de blanc, la lolita semble blessée et couverte de sang. Ce look est repris par les horrors girls qui ont gardé la blancheur du vêtement et l'abondance de sang mais ont gommé l'appartenance au lolita en adoptant directement des tenues évoquant celles des infirmières.

     

Les groupes de visual kei ont bien sûr joué leur part dans ce phénomène en contribuant à mêler grotesque/gore et recherche esthétique. 


                                              Le groupe Lulu

De la même manière, les soirées Tokyo Decadance ont permis à cette tendance de s'installer durablement de le monde de la nuit en créant un univers aussi attirant que dérangeant.



III-Et maintenant ?

 

Aujourd'hui, le kimokawa a pris une forme moins explicite. Beaucoup plus sage et esthétique, il a conquis un public plus large et fait l'unanimité. Cette tendance qui a toujours été présente en arrière plan occupe de plus en plus une place de choix sur la scène tokyoïte. Ainsi, par exemple, le thème du défilé organisé par Re:No (modèle de Kera) à l'occasion du Music festival de juillet était Party Monster. Les modèles vêtues de créations délirantes ont alors défilé sous l'apparence d'adorables monstres (si cet événement vous intéresse, je vous invite fortement à lire le report d'Aiko sur le blog du TFS, Mainichi Fashion).

Mais les modèles de Kera ne sont pas les seules à surfer sur la vague kimokawa, la plupart des Harajuku Kids y ont aussi succombé comme le montre l'importance de ce thème dans les streets snaps. Même les gyarus n'y sont pas restées insensibles ! Un bon exemple étant les coordinations proposées pour les marques Fernopaa et  Glavil by tutuha :

     

Pourquoi cette mise en avant me direz vous ? Tout d'abord parce que le quartier d'Harajuku qui commençait à perdre de son importance est actuellement en plein essor. Il lui faut donc se renouveler et qu'est ce qui caractérise le mieux Harajuku que son extrémisme et son côté dérangeant ! Pour cela, rien de tel que de s'appuyer sur les bases de la pop culture qui l'ont façonné et notamment sur cette spécificité japonaise qu'est le kimokawa. Mais bien sûr un tel succès n'aurait pas été atteint sans un contexte international favorable. Et c'est précisément ce que nous pouvons voir depuis quelques temps sur la scène internationale avec, par exemple, l'apparition des zombies walks et plus généralement du phénomène d'addiction aux zombies. De même, la popularité grandissante de personnalités aimant mêler esthétique et bizarrerie comme Rick Genest alias Zombie boy, Lady Gaga ou Nicky Minaj a contribué indirectement à la montée en puissance de cette tendance.

 

Et vous cher(e) lecteur/trice, succomberez-vous au kimokawa ?



Article écrit par MiNi avec l'aide très précieuse de Sairen et Aiko

Sources: 

sur les mascottes régionales: le monde.fr

images: tumblr, japanese streets, tokyo fashion.com et sites des marques citées dans l'article. 






Le Salon-kei

Posted by Sairen on August 25, 2012 at 5:15 PM Comments comments (0)

サロン系

Le salon kei


Bonjour, je reviens après une longue absence pour un article dédié à la mode masculine, je vais aujourd’hui vous présenter le Salon kei : tout un programme !

Le nom ne vous est sûrement pas familier mais je suis certaine qu’après avoir vu quelques photos vous allez comprendre de quoi je parle.

Non. Le salon kei ce n’est pas l’art de s’habiller avec les rideaux de votre grand-mère ou d’être raccord avec son canapé… Le Salon kei ou biyoushi kei désigne une tendance bien plus « IN », si je puis me permettre de m’exprimer ainsi.

Le terme Salon kei est assez large et il est difficile de définir ses limites très clairement. Commençons donc par l’origine du terme,« Salon » désigne les salons de coiffure, car ce style c’est celui des coiffeurs tokyoites. Ça parait un peu étrange dit comme ça, le style coiffeur, mais rassurez vous je ne divague pas, ce style existe bien et il est représenté par de nombreux magazines. Peut être connaissez vous le magazine Choki choki (onomatopée du bruit des ciseaux de coiffeurs) ou encore les magazines Popeye ou Mens’ nonon ? Voici les lectures indispensables aux amateurs de ce look.


Je suis un peu mal à l’aise de vous dire LE style salon kei car en réalité il correspond à des dizaines de sous tendances. Ce style reflète avant tout un état d’esprit.

Le phénomène a pris place dans les salons de coiffure des quartiers chics de Tokyo comme Omotesando ou Daikanyama. Beaucoup de jeunes hommes passionnés de mode choisissent la voie de la coiffure au Japon. La particularité du style salon kei c’est qu’il mixe le neuf et l’ancien, le luxe et le prêt-à-porter, le féminin et le masculin. Ce style présente une grande liberté et il ne correspond pas vraiment à une sous culture majeure, on peut considérer cela comme la tendance à suivre pour être à la mode au japon. Les magazines emblèmes de ce style sont Choki Choki et Popeye pour ne citer qu’euxet le plus célèbre représentant de cette tendance est le charismatique Yuya Nara, coiffeur star du salon Shima. Le style salon kei pousse le soucis du détail très loin, c’est un style très méticuleux avec un goût du beau et de la qualité. Le vintage est très apprécié pour ce style, de même que les pièces de créateurs ou les articles de luxe. Le coiffeur d’Omotesando typique porterait sûrement une veste cintrée Dior homme noire avec un t-shirt Uniqlo (le h&m japonais), un foulard emprunté à sa copine, un jean près du corps, des accessoires vintages et des chaussures de créateur en cuir avec bien sûr la dernière coupe de cheveux à la mode. Le but est d’avoir un style unique tout en étant élégant.

Je vais aller un peu plus loin en définissant certains des « sous styles » du Salon Kei et plus généralement quelquestendances majeures de la mode masculine japonaise.

- L’outdoor (plein-air en français)



C’est un style qui n’implique pas un fort investissement financier mais qui je l’avoue m’a toujours troublé. J’ai bien peur que ce style n’apparaisse jamais dans nos contrées. Il intègre les vêtements de sport pour les activités de plein air type randonnées en montagne. C’est une tendance assez récurrente, on voit souvent les motifs des pulls jacquard, ce sport wear a été adapté et détourné afin d’en faire quelque chose de plus facile à porter dans la vie de tous les jours.

Grosse chaussettes, chaussures Timberland, doudoune sans manche ou encore des leggings épais avec un short large, de la laine, des sacs à dos, des cols tubes...

Étrangement, quand c’est des japonais aux coupes de cheveux étudiées au millimètre près et à la peau parfaite … ça fait plus cool que sur Gérard, notre moniteur de ski… on se demande pourquoi…

-L’american casual ou amekaju


Pour certain le nom parle de lui-même, pour les autres je vais tout de même expliciter. L’amekaju comme son nom l’indique est un style qui s’inspire de la mode américaine. Les vêtements sont décontractés, du sportswear style grande université : sweater à capuche, t-shirt à logo,une casquette, veste teddy (celle que le boyfriend qui est dans l’équipe du lycée porte dans les séries US). Jeans ou pantalon en toile épaisse dans des tons neutres avec une chemise à carreaux rouge et une paire de converse. Ce style n’a pour une fois rien d’androgyne ni de très élégant à vrai dire, les vêtements sont relativement amples. Mais dans le Salon kei on en vient toujours à une coordination assez recherchée même si dite « décontractée ». être faussement macho rebelle ça fait toujours cool au Japon.

-L’ojiboy


Oji c’est le prince, ne voyez pas dans l’oji boy du Salon kei une exubérance aussi lourde que dans les styles host ou aristocrate rori. Ici, on utilise la touche princière avec parcimonie pour rester un brin crédible tout de même. Ça ne doit pas paraître trop luxueux ou chargé, il convient donc de casser un peu ce style en le mixant avec d’autres vêtements de sous catégories plus masculines. Ce style convient bien sûr aux carrures fines et aux visages enfantins. Je l'appellerais plutôt le style fils de bonne famille, avec un gilet, des chemises longues, des accessoires en cuir usé, des mocassins à glands, un foulard, des lunettes écailles de tortue, casquette de titi parisien, du tweed, de jolis vestes élégantes un brin country club. Il s’agit donc d’un style élégant plutôt retro d’inspiration européenne.

 

-Le style UK



L’inspiration vient du Royaume-Uni, encore du old school avec beaucoup de fripes. On retrouve bien évidement le tweed, des chapeaux en feutre (bowl hat surtout), les sacoches en cuir, sous pull col roulé, trenchcoat ou chester coat, polo, vêtements de golf et surtout le motif argyle (sorte de tartan en losanges). Ça peut aussi désigner un style beaucoup plus rock inspiré du punk : perfecto, motif union jack, doc martens ou creepers avec des skinny jeans. La mode Londonienne reste une forte influence pour le Japon au même titre que la mode parisienne.

- le style street


Inspiré du style skateur américain, le style street est vraiment décontracté. Dans les ruelles de l’Ura-Hara il n’est pas rare decroiser des skatteurs au look très étudiés, souvent des vendeurs ou des coiffeurs qui profite de leur pause ou de la fin de la journée pour déconner avec les autres commerçants du quartier. Bermuda, ceintures cloutés,chaussettes à mi-mollet, vans / all star, t-shirt à logo, casquette de base-ball ou bonnet en laine (bennie), Wayfarer, veste teddy,  et cheveux longs. On oublie le sac à mains ou les accessoire trop girly, on préfère une besace et le poil aux pattes apparent. Le style street peut aussi représenter une inspiration plus hip-hop propre au melting pot musical d’harajuku.

- Preppy


Le total look preppy est plus rare, en général c’est par touche : une veste d’uniforme scolaire par exemple. On y retrouve les chaussures bateaux, les pantalons chino (un must-have de cette année), des marques comme Tommy Hilfiger ou Ralph Lauren, on peut oser le nœud papillon et les bretelles n’ayez pas peur de faire votre hipster, des écussons en veux tu en voilà, des cardigans, des petites chemises de gendre parfait. Enfin bref encore un style bien viril comme les japonais adorent !

- Military


Encore une fois, on s’inspire des USA avec les attributs propres aux militaires, comme c’est un univers très masculin on le casse toujours avec des éléments plus élégants ou féminins. Les tons sont très sombres, l’inévitable kaki, du brun, des motifs très rares. Le salon kei c’est avant tout l’art de mélanger les styles et les genres alors le total look GI joe est peu envisageable… quoi que

 

J’aimerais maintenant vous parlez brièvement des acteurs principaux de ce style, qui sont les leaders ? Où peut-on trouver l’inspiration pour adopter ce style ?



Les modèles de chokichoki (Nagai publishing) ont un nom, les “oshare king” (oshare on pourrait le traduire par « stylé »,porté sur l’apparence). Ils sont pour la majorité issus du milieu de la coiffure (modèle de coiffure ou coiffeur). Choki Choki reste là seule vrai référence du Salon Kei, le magazine a déniché de nombreux talents et il procède souvent à du « MoHan » (contraction de Model hunting) à Omotesando, véritable fourmilières à Freeters en quête de popularité qui, le cul posé le long de l’avenue d’omotesando, attendent leur heure de gloire.

Le plus célèbre des Oshare King étant Chiba Yudai qui ajoué dans ouran host club (le drama).


Les critères pour être King sont assez bien définis,avoir un joli sourire qui reflète une personnalité joyeuse et énergique, une belle peau, une coiffure toujours soignée, une belle carrure et des traits fins, un style recherché. Faire du shopping au moins trois fois par semaine, et dépenser la moitié de sa paye en vêtements et accessoires est aussi un must-have.

 Il existe aussi la version féminine du magasine (choki choki girls).

 

On peut aussi considérer que des magazines comme Popeye s’intègre dans la culture salon kei, cependant leur cible est plus large et leur réputation à l’internationalest bien plus solide. On y trouve plus de modèle étranger ou half (moitié japonais) et une plus forte présence de marques étrangères.


Une figure emblématique du style Salon kei est le coiffeur star et directeur artistique du salon SHIMA d’omotesando, Yuya Nara, souvent appelé Nara-sama. Yuya, ce n’est pas seulement un coiffeur mais bel et bien LE it boy tokyoite, il évolue dans les sphères les plus hype de la mode japonaise et est considèré comme une icône de la mode masculine. Son style est unique mais pourtant pas si extravagant, sa marque de fabrique c’est bien sûr sescheveux longs, rasés sur les cotés. On vient de l’autre bout du Japon pourse faire coiffer par lui, et les plus grandes stars internationales sont déjà passées sous ses ciseaux ( Jeremy Scott, Lady Gaga, les sœurs Olsen etc). Souvent entouré d’une demi dizaine de jolies blondes autour de lui, Yuya est aussi une figure emblématique de la nuit Tokyoite et joue les dj avec sa collègue Sachiko et traîne avec la bande du Tokyo Dandy, ses amis se trouve toujours être des modèles à la mode ou des stylistes montants. Aujourd’hui, il est indéniablement le coiffeur le plus connu du Japon, il a fait ses preuves entant que fashionista dans le magazine choki choki. 


Pour conclure, on ne peut pas vraiment dire qu’on puisse s’affirmer du style salon kei aussi facilement qu’on peut dire « je suis Gyaru-o ». C’est plutôt un état d’esprit et une façon d’aborder la mode qui est propre à une génération de fashionista très pointue et assez ouverte aux influences extérieures. Pour certain, c’est sûrement le reflet d’une jeunesse superficielle et de la féminisation croissante des hommes japonais (metrosexuel, herbivore/carnivore, le débat est ouvert). Quoi qu’il en soit il est bon, lorsqu’on s’intéresse à la mode, de ne pas ignorer le salon kei et ses acteurs car la mode de demain naît souvent du coté d’omotesando, gardez l’œil ouvert si vous voulez être à la page !

 

Lien utile

Street snap de Choki Choki

Chaine de  nagai publishing

Chaine de kirari (magasine de coiffure)


 

écrit par SAIREN

Spank!, Fairy kei, Pop kei: Comment les differencier?

Posted by MiNi on May 13, 2012 at 4:50 PM Comments comments (7)

 

    Il y a quelque temps déjà, Aiko vous a présenté l'Aomoji-kei, terme générique qui regroupe un grand ensemble de styles d'Harajuku mais il existe aussi une multitude d'autres styles originaires de ce quartier de Tokyo,certains étant parfois très difficiles à différencier les uns des autres. C'est le cas notamment de ces trois styles que l'on confond souvent le Spank!, le Fairy kei et le Pop kei. Je m'intéresse beaucoup à ces styles depuis un moment déjà et je vous avoue queça n'a pas toujours été facile de m'y retrouver au début, aussi je veux vous faire profiter chers lecteurs des connaissances que j'ai pu acquérir.

 

Commençons par le premier à avoir fait son apparition, le style Spank! Déjà un premier problème se pose...peut-on réellement parler de style Spank!? En effet, ce nom désigne une marque de vêtements crée en 2004 par Sayuri Tavuchi plus connue sous le surnom de Tabuchi.


 Tabuchi


   Il est devenu synonyme d'un style pour la simple bonne raison que les autres désignations (fairy kei, pop kei) ne sont apparus que plus tard et comme c'est souvent le cas, la marque ayant lancée ce style est devenue un véritable emblème. Vous me direz alors mais pourquoi conserver ce nom et ne pas tout simplement utiliser les autres termes? Eh bien,tout simplement parce qu'il y a effectivement un style Spank dont l'existence est indéniable.

 Qu'est ce qui caractérise ce style? En premier lieu, la référence aux années 80 et début 90, l'utilisation de couleurs pastels, la référence à certaines icônes de l'enfance datant des années 80-90 comme les Pooples, les bisounours, Barbie, My Little Pony....Le maquillage est léger, les accessoires pour cheveux sont recommandés, cheveux d'ailleurs souvent attachés en un gros chignon ou en de mignonnes couettes et qui dit années 80 dit aussi boucles d'oreilles absolument énormes!Niveau chaussures, rien ne vaut des sneakers ou des escarpins colorés. Posséder des vêtements vintage venant réellement des années 80-90 est un plus, de même que customiser ses vêtements, chaussures ou accessoires.

 

 

Quelques images de la marque Spank!:

 



  Passons maintenant à un autre style, le fairy kei. Ce nom est apparu pour désigner à l'origine le style Spank mais il recouvre aujourd'hui une réalité complétement différente. Pour résumer, le fairy kei est né d'un croisement des mouvements deco lolita et spank! Les adeptes de ce style adoptent des couleurs pastels, portent des vêtements faisant référence à l'enfance et une multitude d'accessoires. Le tutu est un must have pour toute fairy kei girl. Leurs cheveux sont clairs,blonds ou châtains très clairs, parfois rose, bleu...mais souvent dans des tons doux. L'une des idoles de ce milieu est Kumamiki qui a d'ailleurs crée sa propre marque fairy kei, Party baby.


 

Kumamiki


Quelques images de ce style:


 



   Les différences principales avec le style Spank viennent de la débauched'accessoires qui accompagnent généralement le fairy kei, l'absence de référence aux années 80-90 qui est la base du Spank (bien sûr on peut retrouver certains éléments des ces années là dans lefairy kei mais ce n'est pas ça qui détermine le style) et le fait que jamais, non jamais, le fairy kei n'est mixé avec des couleurs sombres et notamment du noir, ce que Spank ne se prive pas de fairecomme vous pouvez le voir dans les photos précédentes. Ces différences m'amènent à évoquer une autre marque qui a elle aussi généré un style particulier très proche du fairy kei, 6%DokiDoki. Cette marque créée par Sebastian Masuda reprend des éléments-clésdu fairy kei et du Spank, comme la référence aux années 80-90, aux icônes de l'enfance de ces années là mais en y ajoutant les tutus et l'abondance d'accessoires du fairy kei mais tout cela avec descouleurs particulièrement flashy qui s'éloignent définitivement de ce style.


Nicki Minaj entourée des deux égéries de la marque Yuka et Vani et Sebastian Masuda à droite de la photo


  Venons en maintenant au dernier style de la liste qui est de loin mon préféré et le plus mal connu, le Pop kei. Le Pop kei reprend une des caractéristiques du Spank qui est d'ajouter des couleurs sombres à tous ces adorables pastels pour créer un effet plus mature. Bien que dérivé directement du Spank, il s'en éloigne car la référence aux années 80 et 90 n'est pas obligatoire, c'est aussi un style moins excessif et moins mignon où le maquillage peut être plus lourd. L'aspect mignon/pastel/enfantin doit être systématiquement coupé par un autre comme un côté rock, punk voire romantique...mais attention dans ce dernier cas à ne pas en faire trop pour ne pas dévier du côté du cult party kei (mais ceci est une autre histoire....).

Une des icônes de ce style est U Kimura.

 


 

Yu Kimura

Vidéo sur son style

Les marques employées pour ce style sont avant tout Galaxxy, Super Lovers, Listen Flavor,monomania, Peace Now, Milklim et bien sûr les marques citées plushaut: Spank! et 6%dokidoki.

Quelques photos de ce style:




 



   Et voilà, maintenant vous pouvez arpenter le net pour vous amuser à distinguer les différents styles les uns des autres. J'espère que je vous ai aidé à clarifier certains points. Faites moi part de vos remarques en commentaire!

 

Sources:

site de la marque Spank!:http://spankworld.jp/

page facebook de Spank:http://www.facebook.com/spank.tokyo

interview de Tabuchi sur Tokyofashion.com:http://tokyofashion.com/spank-japanese-fashion-brand/

page facebook de6%dokidoki: http://www.facebook.com/6doki.fan

tumblr:http://fuckyeahpopkeifashion.tumblr.com/

japanese street pour laphoto de kumamiki:http://www.japanesestreets.com/photoblog/1427/harajuku-tokyo-number406-6dokidoki-tokyobopper-partybaby-shojono-tomo

 

Interview du Tokyo Fashion Show au TGS Ohanami

Posted by TFS on May 7, 2012 at 5:40 AM Comments comments (0)

Lors de notre défilé au Toulouse Game Show Ohanami le 28 avril dernier, la rédactrice mode du site Zéro Yen Média, Momiko, a fait un reportage très sympa sur notre association et le défilé. Elle nous gratifie d'un article mode chaque dimanche avec photos, tutoriels, vidéos, pour notre plus grand plaisir. Nous vous proposons donc de retrouver le contenu de son article et de jeter un oeil à ses précédents sans plus tarder ! (http://www.zero-yen-media.fr/)


Nous tenons à la remercier tout particulièrement pour son travail et la qualité de ses photos et vidéo, ainsi que les modèles qui ont participé à ce défilé et qui en ont fait un moment inoubliable. Nous éspérons que vous avez tous passé un très bon moment à nos côtés et que nous pourrons vous revoir très bientôt pour continuer de contribuer ensemble à la reconaissance de la mode japonaise.

Retrouvez aussi Momiko sur son blog personnel : http://mksroom.blogspot.com

Photos des modèles du défilé sur son Flickr. : http://www.flickr.com/photos/[email protected]/


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Article original : http://www.zero-yen-media.fr/home/2012/05/reportage-tokyo-fashion-show-au-tgs-2012.html

French gyaru : personal interview

Posted by TFS on April 18, 2012 at 1:30 PM Comments comments (3)

Quatre gyaru françaises ont accepté de répondre à quelque questions pour cette interview afin de partager avec nous leur passion pour le style gyaru et leur parcours en tant que gyaru. 


 


Nom : Kira-ka (Camille)

Age : 19 ans

Ville : Paris

Q.1 Pour commencer, pouvez-vous nous expliquer la façon dont vous avez découvert le style gyaru et comment votre intérêt pour lui s'est déclenché ?

J’ai découvert ce style il y a 3 ans maintenant, sans pour autant essayer de le porter. J’ai commencé disons il y a deux ans, avec des débuts pas joli-joli comme tout le monde x) puis après en essayant de perfectionner, mais c’est surtout depuis que je suis allée au Japon que j’essaye d’y aller à fond, parce que j’ai eu le déclic de vouloir m’y investir.

 

Q.2 Comment se sont passés vos débuts, vos premiers essais, etc ? Avez-vous des anecdotes à partager ? Parlez-nous de votre évolution en tant que gyaru !


C’était pas beauuuuu ! J’ai commencé par les cheveux avec des extensions en kératine, sortant de ma période kikoo visual kei j’avais eu les cheveux très courts et tout n’avait pas repoussé. Niveau fringues, je dirais, le néant ! Puis j’étais pas toute mince à l’époque en plus, jusque début 2011 en plus ! Donc je ne mettais pas de vêtements très courts ou quoi. J’étais assez mal dans ma peau en fait.

 

Q.3 Pouvez-vous nous définir à quel style de gyaru vous appartenez, ou du moins quel est le genre que vous affectionnez le plus et pourquoi ?

 

Je ne sais pas à quel style j’appartiens, mais j’aime beaucoup ce qu’on voit dans egg en général, donc je dirais … gyaru tout court ? XD sinon plutôt genre cocolulu, d.i.a, golds infinity.

 

Q.4 Quelles sont vos principales influences ? (magazines gyaru et modèles mais aussi des influences autres que le gyaru si vous en avez !)

 

Mes principales influences : egg, ranzuki, de temps en temps ageha. Au niveau des modèles, Gugu, Romihi, Manya m’inspirent pas mal. J’aime aussi beaucoup le style et les modèles plutôt onee gyaru mais j’suis un peu trop fofolle pour un style si sage, même si c’est souvent très joli x). Plus tard peut-être !

 

Q.5 Quelles sont vos marques préférées et pourquoi ? Où et comment vous procurez-vous vos vêtements, accessoires et cosmétiques ?

 

d.i.a, Cocolulu, Blue Moon Blue, Golds infinity, me Jane, Baby shoop. Pas mal de trucs soit très colorés, soit très girly ! Alors, comment se procurer les marques, personnellement j’ai fait le « plein » quand j’y suis allée et s’y j’y retourne cet été, de toute manière je demanderais à mon copain de me ramener des trucs x).

Q.6 En ce qui concerne votre vie quotidienne, comment votre style est-il perçu par votre entourage ? Est-il facile d'être gyaru là où vous vivez ?

 

Pas tellement facile d’être gyaru en France, ce n’est pas un pays réputé pour son ouverture d’esprit et on se fait souvent aborder par des vieux (ou jeunes) gros lourds. Mais sinon mes amis sont plus ou moins dans ce style, et ma famille accepte très bien.

 

Q.7 Faites-vous partie d'un gyaru-sa ? Si oui, que vous apporte-t-il ? Si non, aimeriez-vous faire partie d'un cercle gyaru ? Que pensez-vous de l'importance du lifestyle pour une gyaru ?

 

Je n’en fais pas partie, on avait eu l’idée d’en créer un à un moment mais au final non, ça ne nous apporterait rien de plus. Sinon, pour moi le lifestyle il est assez discutable, je m’explique : Les gyarus sont considérées comme les racailles/ pouff ~ catins du Japon, ok, mais chez nous on a déjà des filles qui ont ce comportement, le type même des « racailles de cité » (bien que je conçoive que toute personne vivant dans une cité n’est pas une racaille hein). Puis je veux dire, ce style se base beaucoup sur le physique aussi, « choquant » pour les filles de là-bas, cheveux et fringues inclus, mais ici ça choque pas tant que ça au final, puisque justement ça n’a pas cette signification de racaille comme au Japon. Et j’ai aussi envie de rajouter, tout bêtement à ceux qui crient au scandale quant au fait de ne pas adopter ce lifestyle, qu’il me semble qu’on a encore le droit de pouvoir apprécier un style vestimentaire, puisqu’au fil du temps le gyaru est devenu un style à part entière, sans pour autant devenir une pupute nous-même, si on a des valeurs morales TANT MIEUX au contraire, mais ça ne devrait pas nous empêcher d’adopter un style !

 

Q.8 Avez-vous des conseils et des bons plans pour toutes celles qui aimeraient adopter ou se perfectionner dans ce style ?

 

OSEZ ! Y a pas mal de trucs que j’ai mis du temps à oser, et d’autres que j’ose toujours pas haha ! Mais petit à petit j’essaye et au final ça me convient assez ! ASSUMEZ-VOUS aussi ! C’est le plus important !

 

Q.9 Pour finir, un petit message à adresser à nos lecteurs ?

 

You all rock guyz’ ! Soyez fous, amusez-vous avec votre style x), vous ne pouvez que vous éclater si au final ce que vous faîtes vous plait !

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Nom : Jeanne

Age : 23 ans

Ville : Aubervilliers


Q.1 Pour commencer, pouvez-vous nous expliquer la façon dont vous avez découvert le style gyaru et comment votre intérêt pour lui s'est déclenché ?

J’ai longtemps baigné dans le style Visual Kei et on tombe forcément en s’intéressant aux différents styles japonais sur des images de yamanbas et kogyaru. Par la suite, j’ai vraiment découvert le style par le skyblog Ganguro qui a été de multiples fois Blog star.

 

Q.2 Comment se sont passés vos débuts, vos premiers essais, etc ? Avez-vous des anecdotes à partager ? Parlez-nous de votre évolution en tant que gyaru !

Les débuts étaient tout sauf convaincants… Se tartiner de fond de teint foncé avec la magnifique démarcation au cou, les cheveux jaune pisse, les boucles qui font leur vie indépendamment, les faux cils qui se décolle (et ça m’arrive toujours…;) , bref, des débuts maladroit comme tout le monde, je crois qu’on a tous essayé de se maquiller en yamamba pour rigoler, c’était juste atroce ! Je crois que j’ai vraiment commencé à ressembler à quelque chose quand j’ai fais mes premières extensions. Une bonne masse capillaire m’a fait gagner en féminité ! Quand on rentre dans le monde du travail, on ne peut plus se permettre de ressembler à rien, le style gyaru m’a permis de garder un style et de me féminiser.

 

Q.3 Pouvez-vous nous définir à quel style de gyaru vous appartenez, ou du moins quel est le genre que vous affectionnez le plus et pourquoi ?

Je ne suis aucun courant en particulier et j’aime tester toutes sortes de style. Mais j’affectionne quand même particulièrement le style rock, glam, grunge, le ora ora je m’habille beaucoup en noir que j’aime associer avec l’argent ou le doré antique pour le côté rétro. 

 

Q.4 Quelles sont vos principales influences ? (magazines gyaru et modèles mais aussi des influences autres que le gyaru si vous en avez !)

Mon magazine préféré reste Egg pour la grande diversité des styles proposés, ainsi que Nuts pour les modèles, que je trouve mûre avec une allure arrogante très charismatique.

 

Q.5 Quelles sont vos marques préférées et pourquoi ? Où et comment vous procurez-vous vos vêtements, accessoires et cosmétiques ?

Je ne pense pas qu’il faut acheter japonais pour être gyaru. On peut être gyaru en ne procurant que les choses qu’on trouve par ici. Il suffit d’une bonne coordination vestimentaire et d’être rigoureuse sur son maquillage, c’est tout. La coiffure est un bonus non négligeable mais on peut avoir les cheveux lisses et avoir l’allure d’une gyaru.

Mes marques préférées : Allsaints, Heaven & earth, Glad News. Parce que c’est dans l’esprit rock que j’aime, qu’ils font de belles pièces avec le détail qui les rendent originaux, comme du clouté, des jours, du délavé, un détail d’asymétrie, qui donne du caractère sans aller dans l’excès. Pour les marques japonaises, j’attends d’être sur place pour acheter pour éviter les mauvaises surprises sur la taille ou la matière.

 

Q.6 En ce qui concerne votre vie quotidienne, comment votre style est-il perçu par votre entourage ? Est-il facile d'être gyaru là où vous vivez ?

Honnêtement, je n’ai pas une vie de gyaru, c’est pas l’aspiration de ma vie, je ne le suis qu’occasionnellement parce que c’est ma façon d’être féminine dans un style qui me plaît et qui me rattache à un pays pour lequel j’ai beaucoup d’affinité. Après l’entourage n’a rien contre, même s’ils trouvent ça quand même « trop superficielle »

 

Q.7 Faites-vous partie d'un gyaru-sa ? Si oui, que vous apporte-t-il ? Si non, aimeriez-vous faire partie d'un cercle gyaru ? Que pensez-vous de l'importance du lifestyle pour une gyaru ?

Je ne fais pas partie d’un gyaru-sa et ça ne m’intéresse pas. C’est peut être utile pour se sentir compris, partager et améliorer son style mais de ce que je vois de la plupart des gyaru-sa occidentaux qui se revendiquent, c’est surtout des bandes d’amies qui n’ont parfois rien à voir avec le genre.

 

Q.8 Avez-vous des conseils et des bons plans pour toutes celles qui aimeraient adopter ou se perfectionner dans ce style ?

Il faut s’attarder sur le maquillage des yeux, je crois que c’est très important, ensuite la coiffure, les cheveux ça peut changer une personne !

 

Q.9 Pour finir, un petit message à adresser à nos lecteurs ?

Soyez inspiré et restez vous-même, c’est comme cela qu’on évolue et qu’on se forge une originalité !

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Nom  : Astralys ou Nini

Age : 22 ans

Ville : Dax (Sud Ouest)


Q.1 Pour commencer, pouvez-vous nous expliquer la façon dont vous avez découvert le style gyaru et comment votre intérêt pour lui s'est déclenché ?

 

Je l'ai découvert progressivement. J'ai tout d'abord découvert la J-pop. J'étais une grande fan d'Ayumi Hamasaki et de Koda Kumi. J’appréciais autant leurs musiques que leurs clips. Les faux cils... Le nail art... Elles m'ont vendu du rêve. A partir de mes recherches, j'ai découvert de fil en aiguille ganguro.sky. J'étais vraiment une grande adepte de ce blog. L'arrêt définitif a été vraiment un coup de poignard. Juste avant l'arrêt, un mouvement commençait à se dessiner, la mode gyaru se démocratisait en Europe. Je me suis dis : Pourquoi pas moi ?

J'ai attendu d'avoir perdu 20 kilos pour me lancer dans la mode Gaijin Gyaru. (Et il m'en reste encore 20 à perdre)

 

Q.2 Comment se sont passés vos débuts, vos premiers essais, etc ? Avez-vous des anecdotes à partager ? Parlez-nous de votre évolution en tant que gyaru !

 

Catastrophique ! Je ne savais même pas mettre un faux cil. J'ai cru que j'allais perdre un œil à cause d'une colle à faux cil trop liquide (Ne pas utiliser la colle comprise dans la boite). Je n'avais pas confiance en moi, j'en avais marre de mes résultats médiocre. Il me fallait de l'inspiration, de la motivation... Petit à petit j'ai consulté des blogs, des forums, des vidéos... Petit à petit je me suis construite en tant que Gaijin Gyaru. Ma plus grande difficulté est de coordonner les vêtements. Je travaille énormément dessus pour l'avenir.

 

Q.3 Pouvez-vous nous définir à quel style de gyaru vous appartenez, ou du moins quel est le genre que vous affectionnez le plus et pourquoi ?

 

J'aime beaucoup le style Rokku Gyaru. Tout dépend après des jours et des humeurs. Un jour ce sera rock-mignon avec TutuHa et un autre jour ce sera un peu plus rock glamour comme Glad New ou Ghost of Harlem et un autre jour ce sera beaucoup plus rock-bling/bling comme d.i.a. J’apprécie de temps en temps de porter des looks plus doux comme du Lizliza ou Delyle (Beaucoup plus chic).

 

Q.4 Quelles sont vos principales influences ? (magazines gyaru et modèles mais aussi des influences autres que le gyaru si vous en avez !)

 

Mes influences ? Je me base sur les magasines comme Egg, Happie nuts ou Jelly. Je préfère suivre directement les marques du shibuya 109. J'aime me balader sur l'ameblo de D.i.a ou Tutuha, le site internet d'Egoist, Glad New, Garula... Bref ! Je m'inspire beaucoup plus des marques que des modèles elle même.

 

Q.5 Quelles sont vos marques préférées et pourquoi ? Où et comment vous procurez-vous vos vêtements, accessoires et cosmétiques ?

 

Bon je pense qu'après tout ce que j'ai dis au dessus... Vous n'allez pas être étonné de ma réponse. J'adore Tutuha pour ce look rock mignon. En plus de ça, les matières sont douces, confortable et extensible. Dans un autre genre, je suis une fan de la marque D.i.a. J'aime ce style américanisé, le bling bling, ces motifs animalier et surtout... Leurs ceintures ! J'ai eu la chance d'en acquérir une cet été. Je me procure mes vêtements soit par le biais d'une amie ou Mbok. J'achète mes vêtements en occasion sur Gyaru sales livejournal ou directement à d'autre gaijin gyaru. Mes faux cils, mes circles lens, je me les procure sur http://shoppingholics.com/

 

Q.6 En ce qui concerne votre vie quotidienne, comment votre style est-il perçu par votre entourage ? Est-il facile d'être gyaru là où vous vivez ?

 

Mon futur mari me soutient à 100% dans ma passion. Mes amis apprécient le style. Le seul petit problème reste mes parents qui prennent juste ce style comme un déguisement.

Dans le sud ouest, ce n'est pas facile d'être une gaijin gyaru. Parfois j'ai l'impression d'être perçu par les personnes âgées comme la fille du diable ! (Ça devient presque gênant d'être fixée comme ça!)

Je vis très bien mon style, cela me permet de m'évader quand je ne suis pas en stage. Mon métier ne me permet pas d'avoir des nail art (alors que j'adore ça), des faux cils ou des extensions. Je travaille en tant qu'aide soignante donc imaginez moi en gaijin gyaru. Niveau hygiène c'est 0.

Mon style est aussi un moyen de m'évader de toutes la souffrance que je rencontre lors de mes stages. Quand on est confronté à la mort, on a surtout envie de passer à autres choses une fois le boulot terminé.

 

Q.7 Faites-vous partie d'un gyaru-sa ? Si oui, que vous apporte-t-il ? Si non, aimeriez-vous faire partie d'un cercle gyaru ? Que pensez-vous de l'importance du lifestyle pour une gyaru ?

 

Non je ne fais pas partie d'un gyaru-sa. La question si je souhaiterais ou non faire partie d'un gyaru sa... Pourquoi pas. Le soucis étant que je suis plus du genre dominante que dominée.

 

Q.8 Avez-vous des conseils et des bons plans pour toutes celles qui aimeraient adopter ou se perfectionner dans ce style ?

 

Aujourd'hui vous avez la chance d'avoir tout ce que vous avez besoin pour être une bonne gaijin gyaru, grâce à internet. Surtout faites attention aux arnaques, surtout pour les vêtements d'occasion de marque du 109. Parfois on souhaitera tellement une marque du shibuya 109 qu'on oublie que le prix est le double de sa valeur !

N'abandonnez pas, on a toute commencé. Les débuts sont difficiles mais la suite c'est que du bonheur.

 

Q.9 Pour finir, un petit message à adresser à nos lecteurs ?

 

A toute les nouvelles gaijin gyaru ou celles qui souhaiteraient se lancer. N'hésitez pas à me contacter. J'aime les nouvelles rencontres et de parler d'une passion qui est commune.

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Nom : Eri

Age : 20 …..bon +1 -_-

Ville : Gagny (93)

 

Q1. Pour commencer, pouvez-vous nous expliquer la façon dont vous avez découvert le style gyaru et comment votre intérêt pour lui s'est déclenché ?

 

Étant une geek à mes 16 ans (et toujours maintenant xD) je jouais énormément aux jeux musicaux comme DDR, je suis tombée sur une vidéo de para para avec des kogarus, a cette époque j’avais plus un style visual kei / rock non assumé + 15 kilos, pas beau à voir -_- J’ai adoré leur teint bronzé, le make up, la danse, les loose socks…mes modèles de l’époque était Kaoru Watanabe et Tsubasa comme beaucoup je pense. Je suis restée pendant 2 ans dans un style kogaru très coloré, ce qui allait avec mon âge. La next generation n’était pas très connue à l’époque.

 

Q.2 Comment se sont passés vos débuts, vos premiers essais, etc ? Avez-vous des anecdotes à partager ? Parlez-nous de votre évolution en tant que gyaru !

 

Pour être clair, c’était l’horreur, pour moi être gyaru se résumait a me faire des UV et a m’enfiler 3 vêtements colorés avec des fleurs hawaïennes dans les cheveux xp Je vouais un culte a la marque Alba Rosa des Ganguro, je ne sais pas comment j’ai fait xD

Je ne mettais ni circles, ni faux cils, l’abomination xp mais j’avais les Nails tout de même ^^

 

Ma vraie évolution s’est faite il y a 3 ans quand je suis partie au Japon, je pensais être gyaru et quand j’ai vu les Gyaru au Japon a Shibuya je me suis rendue compte que mon style n’était vraiment pas abouti, j’étais ridicule même si les japonaises me disaient le contraire (elles sont justes polies xD) Je fais beaucoup plus attention aux détails, accessoires, à l’entretien de ma peau et cheveux, et je suis aujourd’hui fier de mon évolution. ( comme des pokemons me direz vous xp)

 

Q.3 Pouvez-vous nous définir à quel style de gyaru vous appartenez, ou du moins quel est le genre que vous affectionnez le plus et pourquoi ?

 

Je n’ai pas un style de gyaru en particulier mais j’ai mes préférences selon mon humeur. J’ai laissé définitivement au placard mon style Kogaru/ Ganguro raté…pour être plus entre le Onee Gyaru et Gyaru Rock. ( mais c’est très aléatoire)

 

Q.4 Quelles sont vos principales influences ? (magazines gyaru et modèles mais aussi des influences autres que le gyaru si vous en avez !)

 

En magazine : EGG, Ranzuki, Nuts, Kera,Vogue et Nails Up.

Modèles : Romihi, Aina, Suzu,Tsubasa, Maipu,Nonoka, Rin.

Inspiration: Audrey Kitching, Koda kumi, Rainie Yang, Bom(2ne1), Victoria(Fx), Tomochin (AKB48) ,Eva Longoria..

 

Q.5 Quelles sont vos marques préférées et pourquoi ? Où et comment vous procurez-vous vos vêtements, accessoires et cosmétiques ?

 

*Tutuha : leurs colliers déchirent, et leurs robes rock sont sublimes

*Golds infinity : la robe sexy à mettre en soirée, Gyaru par excellence.

*Super lovers : les sarouels bicolores j’adore, c’est flashy et confortable.

*Liz lisa : Pour le printemps c’est le meilleur look Gyaru à adopter, puis ça donne un coté mignon et enfantin.

 

La plupart de mes vêtement sont achetés en France, si on fouine bien, on peut trouver des choses qui font Gyaru, je rajoute quelques accessoires (par exemple nœuds sur une robe, chaine sur une jupe, collants fantaisies)

Je m’achète des vêtements de la 109 quand je fais le déplacement au Japon (ou en Chine pour cette année)

Mais je pense qu’il n’y a pas de vêtement dit Gyaru, c’est un ensemble de petits détails qui font le style.

J’achète beaucoup a Claire’s, New Look, Stradivarius,Totally Taily et chez les Chinois xD

La plupart de mon maquillage est de la marque Make Up for ever (je suis adepte et très fidèle, mais c’est assez cher >.<;)


 

Q.6 En ce qui concerne votre vie quotidienne, comment votre style est-il perçu par votre entourage ? Est-il facile d'être gyaru là où vous vivez ?

Très bien, ma mère a toujours eu l’habitude de mes looks sortant du commun des mortels, elle trouve cela mignon et féminin, elle s’y met un peu, a me piquer mes nœuds et mes petites robe Liz lisa ^^

C’est plus mon petit copain qui trouve ça trop sexy ou trop maquillée par moment, on a du mal a s’entendre sur le sujet « Gyaru », il me dit toujours « Mais t’es pas japonaise !! » et il a raison, mais il m’a connu comme ça , il me gardera comme ça, les filles on se laisse pas faire xp

 

Q.7 Faites-vous partie d'un gyaru-sa ? Si oui, que vous apporte-t-il ? Si non, aimeriez-vous faire partie d'un cercle gyaru ? Que pensez-vous de l'importance du lifestyle pour une gyaru ?

 

J’ai fait partie d’un Gyaru-sa pendant 1 an que j’ai quitté, car les filles et moi n’avions pas la même vision des choses, mais on reste tout de même de bonnes amies.

Un Gyaru-sa est vraiment une activité a prendre au sérieux (meeting, sortie a thème, soirée, para para) et le rôle du leader est très important, il représente le Gyaru-sa en entier.

Si j’habitais en Suisse j’aurais aimé passer le « test » pour faire partie des Kitties Squad pour celles qui connaissent, car je pense qu’elles ont vraiment l’état d’esprit Gyaru, pétillantes et féminines 

J’aimerais reformer un Gyaru-sa sur Paris car j’aime vraiment échanger et partager ma passion en tant que Gyaru (annonce annonce les filles xp )

Je pense qu’être Gyaru passe par le style mais aussi énormément par le mental, une fille renfermée, peu sociable, même avec le physique d’une Gals, pour moi il lui manque l’essentiel : la joie de vivre, quelqu’un qui n’a pas peur du regard des autres.

J’ai le mental Gyaru a mon travail, mais le look pas tout a fait (juste le make up et des vêtements pas trop sexy, ni trop choquant)

Mais le week end, je me fais plaisir, 100% Gyaru xD, pas pour choquer ou attirer l’attention des autres, quand je m’habille Gyaru, je me sens juste bien, c’est moi-même.

Ce n’est pas un déguisement ou un cosplay (on me la déjà sortie celle là -_-) c’est un style, un mode de vie, un comportement qu’il faut avoir tous les jours.

 

Q.8 Avez-vous des conseils et des bons plans pour toutes celles qui aimeraient adopter ou se perfectionner dans ce style ?

Il faut dépasser le regard des autres, des vieux dans le métro et des mecs en chien dans la rue xD

Bien sur si vous vous habillez trop court ou trop sexy (pour la France) ne rentrez pas trop tard ou restez accompagnées, c’est triste a dire mais c’est la réalité, nous ne sommes pas au Japon.

Après avoir dépassé cela, entrainez vous, a vous maquillez, a vous coiffez, pas juste pour avoir l’air Gyaru, mais pour l’être totalement (ça ne vient pas tout de suite, c’est l’évolution), et vous dire «  ah ça y est, ça le fait carrément !! »

Ce n’est pas parce que vous vous achetez une robe de la 109 que c’est bon c’est gagné !

Ou pire, un coup d’eye liner et le tour est joué, SOYEZ dans le détail, c’est très important ^^

Avec un bon make up, une bonne coiffure, des jolies nails et même avec une robe toute simple, vous pouvez être Gyaru, pas besoin d’être très riche, même si c’est un investissement.

Ensuite vous pouvez sortir la tête haute, et emmerdez le monde xD Personnellement, je suis arrivée au stade où je ne fais même plus attention au personne qui me regarde, après tout, elles vont juste penser quelque chose sur moi, et m’oublier, ça s’arrête là ^^

 

Q.9 Pour finir, un petit message à adresser à nos lecteurs ?

Agepoyooooo ! Et passez du coté obscur de la mode ! Be Gyaru !


[Voilà, cet article se termine ! Merci encore à toutes les quatre d'avoir gentiement accepté de répondre à notre interview ! J'espère que leurs réponses vons auront interessé tout autant qu'à moi et que ces jolies demoiselles vous aura donné envie, pourquoi pas, de rejoindre le mouvement gyaru ? (^_~ ) ]


Charisma Model

Posted by Sairen on February 5, 2012 at 11:05 AM Comments comments (0)

Les Charisma Model

 

カリスマモデル


 

 

En japonais, prononcez cela karisuma moderu, elles sont les modèles favorites des japonaises.

 

Dans l’univers gyaru, elles sont nombreuses, ce sont les modèles phares des magasines de mode gyaru (egg, popteen, ranzuki, nuts, vivi, etc… ce qui les démarque des autres c’est leur « charisme ». En effet, ces jeunes femmes ont le quelque chose en plus qui fait qu’on les admire, elles ont souvent réussi à imposer leur propre touche au magasine pour lequel elles posent. Dans leurs blogs elles montrent leur style de vie, leur quotidien et créent donc un véritable contact avec leurs fans. Elles sont ainsi plus accessibles au commun des mortels et cette proximité avec leur vie permet un réel attachement affectif. Au-delà de l’apparence, on adhère au style de vie et à la personnalité des charisma model, de simple figurantes dans un magasine elles accèdent au statut de star (à un niveau relatif).

 

L’une des plus célèbres de ces dernières années est bien entendu : Tsubasa Masukawa !

 

Penchons-nous un peu sur le phénomène Tsubasa.

 

Tout ce que touche la belle Tsubasa devient de l’or. En réalité, c’est son image qui fait vendre, c’est l’icône à la mode : mignonne, fragile et discrète mais aussi femme d’affaire incontestable. Sa fortune est estimée à plus de 50 millions d’euros, et les marques se battent pour avoir son visage sur leurs produits. Tsubasa a aussi sa propre marque de cosmétique qui fait un véritable tabac : Dolly Wink / Candy Doll, un design soigné et des produits de qualité tournés vers le maquillage gyaru. Le prix élevé de ces produits n’effraie pas, au contraire, et les contrats fleurissent pour la jeune maman. Après avoir quitté le magasine qui a lancé son succès, elle apparait comme l’icône du nouveau magasine Popsister, la version plus mature de Popteen. Elle fait la couverture de presque tous les numéros, elle est partout : à la télévision, dans les centres commerciaux, sur les affiches, les écrans géants, elle a réussi à conquérir le cœur des japonais bien au-delà de l’univers gyaru.


 

En 2007, elle quitte sa carrière de modèle a Popteen pour se marier avec le beau Naoki Umeda, célèbre et charmant gyaru-o modèle pour le magasine Mens’ Egg. Le couple fait rêver: beaux, célèbres, jeunes, souriants, riches. Leur mariage, ultra médiatisé, a été filmé et photographié pour Popteen. Quelques mois après, Tsubasa a accouché d’un petit garçon : Reon. Et depuis, la petite famille a repris une vie médiatique bien chargée.

 

La belle s’est lancée dans une carrière de chanteuse sous le nom de Milky Bunny, c’est un succès mitigé pour l’instant tandis qu'elle a quitté le magasine Popsister. Au final, on ne sait pas grand-chose sur la vrai Tsubasa, à 27 ans, elle semble avoir encore de beaux jours devant elle !


Popteen a fait naître de nombreux succès, EGG a été aussi révélateur de beaucoup de Charisma moderu : chacun a ses préférences, il y en a pour tout les gouts.

 

Chacune à son caractère et son style, qui en font des icones du genre gyaru : Kanako la garçon manqué hyper énergique, Romihi élégante et sexy.

 

Les modèles sont repérées pour leur style, leur photogénie et leur beauté, ainsi beaucoup de ses jeunes filles ne correspondent pas à nos critères de mannequinat (occidentaux). Il ne faut pas s’étonner en feuilletant un magasine japonais de voir que ces icones ne dépassent pas le mètre 60, que leur dents ne soient pas parfaitement alignées ou encore que leur apparence ne soit pas celle de top model brésilien qui ont leur carte de fidélité chez le chirurgien esthétique du coin. Au Japon, ne l’oublions pas, c’est le mignon qui prime ! Certes, elles sont minces voir maigres, et beaucoup se font refaire les yeux et le nez, mais elles entendent tout de même représenter la japonaise lambda avec cette touche d’insolence et d’excentricité en plus. La charisma moderu, c’est celle qui avant même d’être célèbre avait déjà un style frappant ! D’ailleurs, la plupart des magasines recrutent leurs modèles sur un coup de cœur lors des streets snap improvisés à Tokyo.



 

 

Voila ce qui m’amène à vous parlez d’une autre charisma moderu très à la mode en ce moment : la jeune Kyary Pamyu pamyu ! Elle fait le buzz aujourd’hui mais elle a envahi les pages de Kera, le magasine dédié au harajuku kids, depuis déjà quelques temps. Son blog est classé numéro un dans le classement d’Ameba (la plateforme de blog japonaise), elle anime des émissions sur le net et sa marque de faux cils fait un tabac. Malgré son jeune âge, elle a de nombreux fans qui se retrouvent facilement dans cette lycéenne énergique et rigolote qui n’hésite pas à faire la grimace pour amuser la galerie. De plus, il est indéniable qu’elle a un style unique et inspirant, son potentiel dans le milieu de la mode underground est énorme. On risque d’entendre parler d’elle encore longtemps. (pour plus d'information sur Kyary je vous renvois à l'article d'Aiko sur l'Aomoji kei)

 

On peut aussi citer le cas d’Aoki Misako, aujourd’hui modèle pour Kera et la marque Baby the Stars Shine Bright (entre autre), et infirmière à mi-temps. Elle a été repérée à Harajuku alors qu’elle faisait du shopping. Aoki a été choisi en 2009 pour être une des ambassadrices Kawaii, initiative du ministère des affaires étrangères japonais pour promouvoir la pop culture japonaise. Yuu Kimura (une des trois ambassadrices) étaient elles aussi une charisma moderu très connue pour son sens unique du style à la sauce Harajuku, elles ont voyagé dans le monde pour promouvoir la mode « kawaii » à travers des défilés ou des conférences.

Dans un autre genre nous avons aussi la très sexy Sakurina (Rina Sakurai), véritable star du magasine Koakuma Ageha, elle est l’ambassadrice du look kyabajo et un des piliers du genre gyaru. Son look est un mélange détonant : sexy, rock, mignonne, elle ne lésine pas sur les extensions, les faux ongles clinquants ou le maquillage charbonneux. Elle est aussi actrice, c’est l’héroïne du film japonais « Girl’s life », à titre anecdotique elle est aussi chanteuse. La jeune femme (28 ans prochainement) est comme Tsubasa une femme d’affaire, elle vient de lancer sa marque de vêtement EVE LOVE, son nom et son visage sont gages de bonnes ventes pour les marques qui s’associent à elle.


 

Beaucoup des modèles populaires enchainent des contrats publicitaires pour les lentilles, les perruques, les marques de vêtements, les parfums, etc. … car les jeunes filles sont plus à même d’acheter un produits si une charisma moderu est sur l’emballage. Lorsque dans les grands défilés comme le Tokyo Girls Collection elles défilent c’est comme si une rock star entrait sur scène, on voit les jeunes filles hurler et pleurer. Ainsi, ces charisma moderu rencontrent leurs fans et animent leur blog afin de rester en contact avec leur public. Elles sont de véritables modèles pour ces jeunes en quête de leur propre style.

Le phénomène commerciale des charisma moderu est critiquable, tout est fait pour faire de l’argent quitte à promouvoir n’importe quoi ou à perdre en crédibilité. C’est l’excès dû au jeune âge de ces filles qui se font emporter par le succès sans vraiment s’y attendre. Leurs choix ne sont donc pas toujours intelligents, et on finit par oublier pourquoi elles ont été si célèbres.

Le fait est que les gens ont besoin de filles comme elles, c’est le rêve américain, la success story ! Ces charisma moderu à la base ce sont des lycéennes comme toutes les autres souvent issues d’un milieu modeste. Leur style, leur personnalité, leur sens de l’esthétique et leur charisme leur ont permis de se démarquer du lot dans une société conformiste. Et de simples modèles dans un magasine où toutes les filles se ressemblent, elles ont réussi à devenir des stars. Elles parviennent même souvent à créer la nouvelle tendance, elles incarnent un style, dans le milieu gyaru aujourd’hui combien de jeunes filles s’inspirent de Tsubasa ?


 

Je n’ai pu parler que d’un petit nombre d’entres elles mais c’est un phénomène que je trouve extrêmement intéressant et très révélateur de la société japonaise. En effet, combien d’entre vous iront reconnaitre des modèles de magasines occidentaux ?… notre système en Europe est totalement différent : des filles fades et filiformes qui se ressemblent toutes et qu’on habille comme des poupées en fonction du shoot prévu. Au Japon, on garde l’âme du style de la modèle, c’est la modèle qui fait le shoot. Un magasine est associé a une « tribu », ainsi le sentiment d’appartenance a un groupe se renforce car chaque tribu à ses leaders, ses icones. C’est un état d’esprit très japonais qui aurait du mal à être compris ici, que des jeunes filles pleurent en croisant Kumicky au 109 ça peut paraitre fou. Mais il faut comprendre que même si elles n’ont que leur apparence pour elles, c’est parce qu’elles sont différentes et qu’elles assument leurs goûts depuis toujours qu’elles sont tant aimées.

Je n’ai malheureusement pas pu évoquer toutes ces jeunes filles qui surement vous inspirent beaucoup, car il y en a pour tous les gouts. Je me suis donc un peu plus centrée sur le gyaru pour être concise. Chez les hommes, le même phénomène existe bien sûr.

Alors n’hésitez pas à regarder les liens de blogs des personnes dont je vous ai parlées dans cet article. Si le sujet vous intéresse, laissez-moi des commentaires et dîtes-moi qui sont vont modèles préférés.

 

 

Crédit : Nautiljon, Wikipedia

 

Liens :

 

-Blog et site internet de Tsubasa 

 

- Blog de Sakurina et site de sa marque

 

- Blog de Kyary 

 

- Blog de Romihi 

 

-Blog de Kanako 


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